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Les astuces pour négocier au mieux votre crédit immobilier

Avec des taux d’intérêts au plus bas depuis 1946 (3,55 % sur 20 ans et à 3,35 % sur 15 ans), la période n’a jamais été aussi favorable pour les acheteurs… Mais en montant minutieusement votre dossier de crédit, vous pouvez encore réduire la facture.

Pour vous faire une idée du marché, passez d’abord une tête chez votre banquier. A moins d’être un excellent client, celui-ci est rarement le mieux placé pour vous faire l’offre la plus avantageuse. Les établissements bancaires se livrant une guerre commerciale sans merci, vous avez alors toutes les chances de trouver mieux ailleurs. Actuellement, la Caisse d’Epargne et le BNP-Paribas proposent, par exemple, des taux extrêmement concurrentiels – entre 3,35 et 3,45% – pour des emprunts souscrits sur 20 ans.

Vous n’avez pas le courage de faire le tour des agences de votre quartier ? Faîtes appel à un courtier en immobilier dont le métier consiste justement à négocier les crédits auprès des banques. Empruntis, Cafpi, AB Courtage ou encore Meilleurtaux, quelques grandes enseignes se partagent ce marché. Leur force de frappe vous permettra d’économiser jusqu’à 0,25% d’intérêts sur les taux moyens du marché. D’autant que passer par ces intermédiaires ne revient pas forcément plus cher. Comptez entre 500 et 1000 euros de frais de dossier, facturés, selon les cas, directement par le courtier ou par la banque vers laquelle il vous renvoie.

Vérifiez bien que le courtier choisi bétonne votre dossier en activant différents leviers. Demandez lui d’abord de faire le point sur les prêts aidés auxquels vous pouvez prétendre : prêt à taux zéro, crédits préférentiels du 1% Logement ou des collectivités locales… autant de petites aides qui vous permettront de gonfler votre apport personnel.

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Source : www.capital.fr

Les différents types de prêts

• Le PEL et le CEL : le plan d’épargne logement et le compte d’épargne logement

Les prêts consentis après une période d’épargne sur un Compte d’épargne Logement ou un Plan d’Epargne Logement ont des taux très avantageux, mais il s’agit là de prévoir l’ouverture des comptes quelques années avant l’achat immobilier, et le montant de financement auquel vous aurez droit dépend du montant de la somme des intérêts accumulés et la durée de la période de remboursement que l’on souhaite.
Le prêt doit être demandé au maximum deux ans après la date de clôture du plan.

• Le prêt à 0% du ministère du logement

Le prêt à 0% est un prêt administré, aidé par l’Etat, remboursable sans intérêt sur une durée calculée suivant le niveau de revenu de l’emprunteur. Il remplace le prêt PAP depuis le 1er octobre 1985, mais ses conditions sont strictement réglementées.
Il s’agit en fait d’une avance de fonds remboursable sans intérêts. Son montant ne peut pas dépasser 20% d’un prix maximal d’opération fixé en fonction de la composition familiale et de la zone géographique. En outre, l’endettement lié à ce prêt ne doit pas être supérieur à 50% des autres prêts immobiliers dont la durée de remboursement est supérieure à deux ans.
Pour bénéficier de cette aide de l’Etat, votre revenu imposable n-2 (soit celui de 1999 pour une demande en 2001) ne doit pas dépasser certains plafonds déterminés en fonction de la composition du ménage et du secteur géographique.
• Le prêt conventionné

Le prêt conventionné, sans condition de ressources, peut être consenti par toutes les banques ayant passé une convention avec l’Etat. Il ouvre droit à l’Aide Personnalisée au Logement (APL).
Le bénéficiaire du prêt doit occuper le logement financé à titre de résidence principale (au moins huit mois par an), soit lui-même, soit son conjoint, ses ascendants ou descendants, ou ceux de son conjoint. Cette occupation doit être effective un an maximum après la déclaration d’achèvement des travaux, ou l’acquisition si celle-ci est postérieure à ladite déclaration.

• Le P.A.S : le prêt à l’accession sociale

Le prêt PAS est accordé sous les mêmes conditions que les prêts conventionnés classiques, à des personnes dont les ressources sont inférieures à des plafonds. Les revenus de référence sont ceux de l’année (n-2).
L’Etat apporte sa garantie à ces prêts grâce à un fonds de garantie de l’accession sociale à la propriété. Ils peuvent être consentis par tous les réseaux bancaires adhérant au fond de garantie et bénéficient de taux d’intérêt réduits.

• Les prêts bancaires libres

Ils obéissent à la loi du marché. Les taux se discutent avec le banquier. C’est donc à l’emprunteur de faire jouer la concurrence afin d’obtenir les meilleures conditions de crédits (voir le contrat de prêt).
Il peut également s’adresser à un professionnel du courtage de prêt, à même de le conseiller sur les différents taux et produits financiers.

• Le prêt 1% employeur

L’emprunteur doit être salarié d’une entreprise employant au moins 10 salariés.
Le montant du prêt est réglementé. Le salarié dépose sa demande auprès de son employeur.
Il n’y a pas de conditions de ressources mais le montant du prêt est variable selon les ressources.
Le logement doit être la résidence principale de l’emprunteur ou d’un locataire sous certaines conditions. Il peut être neuf ou ancien (si plus de 20 ans : obligation d’effectuer des travaux représentant au moins 25% du prix de l’acquisition).
Il n’y a pas de condition en cas de mobilité professionnelle, de première acquisition avec revenus plafonnés ou d’acquisition d’un HLM.

• Les prêts aux fonctionnaires

Ce sont des prêts accordés en complément d’un prêt conventionné. Le montant du prêt et les taux d’intérêt sont réglementés. Le prêt concerne la résidence principale de l’acheteur (ou résidence pour la retraite à condition de respecter certaines obligations),ou alors la résidence principale d’un locataire sous certaines conditions.

• Les prêts des départements

Ce sont des prêts accordés à titre complémentaire par certains départements. Les taux d’intérêts et les montants du prêt sont variables selon les départements : de 2 à 5% pour 1500 euros à 12.000 euros
Les conditions varient selon les départements.

• Les prêts à l’amélioration de l’habitat

Vous devez déjà percevoir une prestation familiale. Les travaux doivent concerner la résidence principale et doivent être des travaux de réparation, d’assainissement, d’amélioration, d’agrandissement ou de division, d’isolation thermique.
Ils excluent donc tous travaux d’entretien, ou à caractère « luxueux » ou encore destinés à l’achèvement d’une construction neuve. Le montant du prêt dépend du coût des travaux et peut atteindre 80% des dépenses engagées dans la limite de 7000 F soit 1067.14 euros. Son taux d’intérêt est de 1%, remboursable en 36 mensualités égales.
Ce prêt est versé par moitié à la signature du contrat, sur présentation du devis et à l’achèvement des travaux, sur présentation de la facturation.
Les démarches: remplir un formulaire de prêt à l’amélioration de l’habitat, que vous pouvez demandez à votre CAF.
Vous devrez le retourner rempli, daté, signé et accompagné des documents suivants :
· devis détaillés des travaux établis par les entreprises
· devis des matériaux utilisés établis par les fournisseurs si vous effectuez vous-même les travaux
· la photocopie du permis de construire si la nature des travaux le nécessite.

• Le courtage de prêts

Le courtage de prêt permet aux particuliers de déléguer la recherche du meilleur taux d’emprunt à des professionnels du prêt. Ces intermédiaires du secteur se chargent donc de négocier pour vous les meilleurs taux auprès des banquiers.
En réunissant les différentes demandes de prêt, ils se transforment alors en véritables grossistes du crédit et peuvent donc faire jouer leur pouvoir financier pour obtenir les meilleures conditions.
Mais un courtier est plus qu’un simple négociant en prêt. Il est avant tout un conseiller capable de vous élaborer les meilleurs montages financiers et fiscaux selon votre situation patrimoniale.
Le courtage de prêt tend à s’imposer dans le monde du crédit, concurrençant ainsi les banques et établissement spécialisés jusqu’ici seuls sur le marché.
Une bonne alternative si vous vous sentez perdu dans ce monde financier et qui peut vous faire gagner de l’argent : de 0.2% à 1% sur les intérêts.
La rémunération des courtiers en prêts est forfaitaire et varie entre 450 euros et 750 euros. Il est à noter que cette rémunération vous évite de payer des frais de dossier bancaires.

source: http://www.3d-immo.com/guide-immobilier/conseils-achat/prets-immobiliers.php

Toutes les aides pour réduire sa consommation d’énergie

Comment réduire sa consommation d’énergie sans plomber son budget ? Un vrai dilemme auquel sont confrontés les ménages qui veulent mieux isoler leur maison ou opter pour un chauffage à énergie renouvelable. Pourtant, il existe une multitude d’aides financières qui réduisent la facture, et pas seulement énergétique. Revue de détail.

Si la France veut tenir ses engagements de réduction d’émissions de CO2 de 75% d’ici à 2050, elle devra s’atteler à améliorer les performances thermiques des bâtiments, très énergivores. Un pari qui suppose non seulement un changement de mentalités mais aussi, et surtout, un effort financier conséquent de la part des ménages. Or, aujourd’hui encore, on est loin des comptes. Selon une récente étude Sofres, les investissements consentis par les ménages dans les travaux de maîtrise de l’énergie se chiffrent actuellement à 25 euros par mètre carré. Pour atteindre les objectifs de réduction d’énergie, il faudrait que chaque ménage dépense entre 200 et 400 euros par mètre carré ! Un effort financier qui est loin d’être à la portée de toutes les bourses. Heureusement, entre les éco-prêts bancaires, les aides fiscales et la TVA réduite, il existe une kyrielle de mesures incitatives pour vous aider à sauter le pas. Et, cerise sur le gâteau : elles se cumulent !

La TVA à 5,5%

Vous voulez mieux isoler votre maison ? Changer vos radiateurs électriques ou opter pour un chauffe-eau solaire ? Sachez que vous pouvez bénéficier d’une réduction de la TVA à 5,5% pour tous les travaux et achats visant à réduire votre consommation d’énergie. Si votre résidence a plus de 2 ans, vous n’avez rien à faire pour en profiter. L’entreprise se charge d’appliquer directement la réduction sur la facture. Un rabais qui peut vous faire économiser plus de 10% de la note !

Le crédit d’impôt

Comment l’achat d’une chaudière peut-il alléger vos impôts ? Grâce au crédit d’impôt. Cette disposition fiscale permet aux ménages de déduire de leur impôt sur le revenu une partie des dépenses réalisées pour certains travaux d’amélioration énergétique.
Depuis les doubles fenêtres, en passant par les chaudières à condensation ou les volets isolants, la liste des équipements éligibles au crédit d’impôt est longue. Vous pouvez la consulter dans l’arrêt du 13 novembre 2007. Seul bémol : les conditions d’attribution. Pour l’heure, seul le propriétaire ou le locataire peut en faire la demande. Son éventuelle extension au propriétaire bailleur fait l’objet de discussion en vue de son intégration dans le futur projet de loi Grenelle. Retenez que plus la réduction de la consommation d’énergie est importante, plus le crédit d’impôt sera attractif. Il peut s’élever jusqu’à 50 % des dépenses, dans une limite de 16.000 € pour un couple sans enfant. Pour en savoir plus, reportez-vous aux dispositions de l’article 90 de la loi de finances 2005.

La subvention de l’ANAH

Le crédit d’impôt et la TVA réduite ne suffisent pas ? Vous pouvez les cumuler avec une subvention de l’ANAH. Toutefois, les conditions d’attribution sont relativement contraignantes. Les travaux visant à diminuer sa consommation d’énergie doivent être entrepris dans des logements de plus de 15 ans. Après les travaux, le logement doit être occupé soit par son propriétaire, à titre de résidence principale, pendant 6 ans, soit par un locataire pendant 9 ans. Le montant de la subvention varie en fonction du niveau de vos ressources et de votre département. Il peut atteindre 20% à 35% du coût des travaux, plafonnés à 13.000 euros. Vous êtes propriétaire bailleur ? Alors ce montant peut atteindre de 15% à 70% du coût des travaux dans la limite d’un plafond, qui varie en fonction de la superficie de votre logement. A noter, cette subvention dépend de votre engagement à respecter un prix raisonnable pour le loyer et de louer votre logement à des locataires sous condition de ressources.

Des aides supplémentaires

Selon l’option de chauffage que vous choisissez, il existe d’autres aides qui s’ajoutent aux différents coups de pouce décrits précédemment. Si, par exemple, vous optez pour un chauffe-eau solaire individuel (Cesi), des primes solaires peuvent vous être proposées par votre département ou votre commune. N’hésitez pas à consulter l’espace Info Energie près de chez vous !

Produire soi-même son énergie

A la ville ou à la campagne, vous pouvez produire vous-même votre électricité grâce à des systèmes utilisant une énergie non polluante (soleil, vent, eau, biomasse). En plus de vous fournir gratuitement en énergie, vous pouvez revendre votre électricité à EDF, qui a l’obligation de vous la racheter à un tarif attractif (jusqu’à 0,55 € par kWh). Ce qui a permis de doper le marché florissant des panneaux photovoltaïques (ou solaires), principale technologie accessible aux candidats à la production d’électricité verte. Seul hic : leur coût d’achat et d’installation reste encore élevé. Là encore, diverses aides (crédit d’impôt, subventions par l’ADEME…) existent pour en alléger le prix. Il faut compter une dizaine d’années pour amortir l’investissement.

Les Eco-prêts

Primes et subventions accordées, vous avez, malgré tout, besoin d’argent pour lancer les travaux ? Des prêts peuvent vous aider… Petite sélection des offres :

- Les prêts bancaires
Depuis la mise en place du Livret de développement durable (LDD)1 en 2007, l’Etat a contraint les banques à octroyer des prêts spécifiques à taux bonifiés. L’objectif ? Vous aider à financer les travaux améliorant la performance énergétique de votre logement. Les travaux éligibles sont les mêmes que pour le crédit d’impôt. Seule différence, les prêts couvrent tous les frais, y compris l’installation. Propriétaire ou syndicat de copropriété, résidence principale ou secondaire, ce prêt est ouvert à tous les cas de figure. Pratique : l’ADEME a mis en place un outil qui permet de comparer les différents prêts bancaires vert.

- Le prêt à taux zéro
Vous n’êtes pas propriétaire depuis au moins 2 ans, et vous souhaitez acquérir une résidence principale ? Le logement ancien que vous venez d’acheter a sérieusement besoin de travaux d’amélioration ? Dans tous ces cas, le prêt à taux zéro s’adresse à vous. Attention, il est soumis à des conditions de ressources et dépend de la localisation de l’achat.

- Le prêt à l’amélioration de l’habitat
Si vous recevez des allocations familiales, adressez-vous à la CAF pour profiter de ce prêt qui concerne, entre autres, les travaux d’amélioration et d’isolation thermique de votre résidence principale. Il peut couvrir jusqu’à 80% de leur montant (plafonné à 1 067,14 euros). Son taux est de 1% et il court sur trois ans

- Les prêts des fournisseurs d’énergie
Pensez à vous renseigner auprès de votre fournisseur d’énergie. La plupart propose des prêts à taux intéressant. Exemples, EDF vous aide à financer l’installation d’une pompe à chaleur ou Gaz de France vous propose son prêt à taux réduit pour améliorer l’isolation de votre logement.

1 : Ce livret, qui remplace le Codevi, est utilisé notamment pour financer des travaux d’économie d’énergie dans les bâtiments anciens.

source FNAIM